L’Église du Taber­nacle est fon­dée dès la fin de l’année 1888, dans le centre de Paris. Son fon­da­teur, Ruben Saillens (1855–1942), est alors l’un des pré­di­ca­teurs les plus appré­ciés du pro­tes­tan­tisme fran­çais. Il est aus­si l’un des chefs de file du mou­ve­ment bap­tiste, dont l’Église est, his­to­ri­que­ment, la seconde com­mu­nau­té à Paris.

Après avoir plu­sieurs fois démé­na­gé, l’Église décide en 1921 de se fixer dans le nord de la ville, où il n’existe alors guère de lieu de culte évan­gé­lique. Un ter­rain est acquis rue Bel­liard en 1921. Les tra­vaux de construc­tion, éche­lon­nés sur plu­sieurs années, s’achèveront en 1928.

La com­mu­nau­té connaî­tra durant deux décen­nies un grand élan de dyna­misme et de foi : action chré­tienne auprès des défa­vo­ri­sés des bidon­villes voi­sins, orga­ni­sa­tion d‘annexes dans la ban­lieue, envoi de mis­sion­naires en Côte d’Ivoire, fon­da­tion d’une mai­son de retraite à Saint-Ouen, ouver­ture d’une librai­rie, démar­rage d’une colo­nie de vacances… Mais le der­nier bom­bar­de­ment enne­mi sur Paris, le 26 août 1944, détruit en grande par­tie le Taber­nacle.

Il fau­dra plu­sieurs années pour rele­ver les ruines et recons­ti­tuer la com­mu­nau­té dis­per­sée par la guerre. La Mis­sion Biblique prend rapi­de­ment son indé­pen­dance. L’Église connaît à par­tir des années 1970 un renou­veau très sen­sible, rejointe par un nombre crois­sant de per­sonnes ori­gi­naires des ter­ri­toires et pays d’outre-mer.

Membre fon­da­trice de la Fédé­ra­tion Évan­gé­lique de France, l’Église du Taber­nacle a rejoint en 2001 l’Association Évan­gé­lique d’Églises Bap­tistes de Langue Française(AEEBLF).

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