Le culte et le temple de Dieu en Israël
Lecture Deutéronome 12:1–11
Introduction
Les religions cananéennes multipliaient les sanctuaires. Les dieux des nations étaient adorés « sur les hautes montagnes, sur les collines et sous tout arbre vert » (Dt 12 :2). C’est que ces dieux sont liés aux forces de la nature et de la fécondité.[1] Leurs sanctuaires peuvent se lier aux différents lieux qui évoquent la puissance de vie, ou le sacré. Ces sanctuaires sont appelés des « hauts lieux » : ils sont, en général, construits sur des tertres, des buttes à usage cultuel[2].
Lorsque Dieu prépare Israël à entrer dans le pays qu’il lui donne, il fixe comme lieu de culte un lieu, en opposition avec cette multiplication des sanctuaires. « Vous chercherez l’Eternel votre Dieu à sa demeure, et vous irez au lieu que l’Eternel, votre Dieu, choisira parmi toutes vos tribus pour y placer son nom. » (Dt 12 :5). Ce lieu sera le signe qu’Israël est arrivé et installé dans son « lieu de repos », dans « l’héritage » que l’Eternel lui donne (Dt 12 :9,11). Autrement dit : c’est Dieu qui choisit le lieu où il fera « sa demeure », ce n’est pas l’homme qui s’approprie les forces de la nature. Dieu est le Seigneur, vivant. Et il choisit ce lieu comme signe qu’il a réalisé ses promesses : il est le Dieu qui se révèle dans l’Histoire, où il accomplit ses plans. Ce lieu, ce sera le temple de Jérusalem.
Nous allons considérer quelques aspects, historiques et théologiques, sur ce que nous pouvons découvrir bibliquement de la relation entre le culte et le temple de Jérusalem.
1. Construction et dédicace du Temple
Au temps des Juges, il y a encore des sanctuaires locaux : Silo (1 S 1), Rama (1 S 9 :22) ; Gabaon (1 R 3 :5). Un grand moment est celui où David fait entrer le coffre de l’Alliance à Jérusalem : il signifie que Dieu accepte de faire de la « ville de David » son sanctuaire (1 Chr 15)
11. De David à Salomon
Puis David a à coeur de bâtir une « maison » au Seigneur, à Jérusalem. Noble désir, que le Seigneur accepte, mais qu’il « décale » en même temps. Il dit à David par Nathan le prophète : « Tu veux me bâtir une maison ? Sache que c’est, d’abord, moi qui vais te bâtir une « maison », à toi. Je te donnerai une « maison royale » qui, contrairement à celle de Saül, « sera pour toujours assurée » (2 S 7 :16).
Pourquoi donc Dieu décale-t-il le projet de David, homme selon son coeur ?
1 Dieu se révèle ainsi comme le Dieu de toute grâce. Il est celui qui, le premier, donne en toute générosité. « Le Temple ne devait donc être ni la conséquence automatique de la réussite politique de David, ni une simple confirmation divine de son autorité royale comme c’était de coutume dans l’Antiquité ».[3] Le Temple est le signe de la libre grâce de Dieu, qui fonde tout.
2 Dieu a voulu qu’il y ait un relais entre David et Salomon. Plusieurs choses s’expriment autour de ce relais :
- on peut y voir une limitation : même David, l’homme selon de coeur de Dieu, ne cumule pas tous les rôles.
- on peut y voir, aussi, une grâce : Salomon est le fils de David, et le signe que la grâce faite à David continue. Dieu accomplit ses promesses envers le successeur de David, à la différence de Saül qui n’avait pas eu de successeur. La continuité dit la fidélité de Dieu envers la maison de David.
- Salomon est un homme de « repos », celui qui « donne du repos » à tout Israël, alors que David a été l’homme qui a fait de « grandes guerres ». Ce contraste est exprimé par David, en 1 Chr 22 :7–9, lorsqu’il transmet le relais à son fils. Le passage entre David et Salomon marque une étape dans l’histoire d’Israël qui, maintenant, est bien implanté. Salomon le soulignera.
1 Rois 5:4 : Maintenant l’Éternel, mon Dieu, m’a donné du repos de toutes parts; plus d’adversaires, plus de calamités ! Voici, j’ai l’intention de bâtir une maison au nom de l’Éternel, mon Dieu, comme l’Éternel l’a déclaré à David, mon père, en disant: Ton fils que je mettrai à ta place sur ton trône, ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom.
Le temple exprime l’accomplissement des promesses faites à David et de celles faites à Moïse. La prière inaugurale le souligne, en 1 R 8. Au v.20, Salomon confesse l’accomplissement de la promesse faite à David, et dont il est le signe vivant. Au v. 56, il souligne l’accomplissement de celles faite à Moïse : « Béni soit l’Eternel, qui a donné du repos à son peuple d’Israël, selon toutes ses promesses ! De toutes les bonnes paroles prononcées par Moïse, son serviteur, aucune n’est restée sans effet. »
Le Temple de Jérusalem n’est pas simplement un magnifique cadre pour louer Dieu. Il est le signe de toute une histoire, écrite par la libre grâce et la fidélité de Dieu. Il exprime ce lien unique entre Dieu et son peuple, non seulement dans le présent de la rencontre, mais dans l’Histoire. C’est aussi pour cela que, lorsqu’Israël se sera révélé comme infidèle, le Seigneur permettra, avec l’exil, la destruction du temple. Et sa reconstruction, jusqu’au temps de la venue du Seigneur Jésus, qui est « bien plus que le temple » (Mt 12 :26) : car en lui Dieu est présent parmi les siens de manière unique et indépassable ; et en lui s’accomplissent toutes les promesses de Dieu.
12. De l’entrée de l’arche à la construction du temple
David, après avoir fait de Jérusalem sa ville, y fait venir l’arche de l’alliance. Après une première tentative qui tourne au drame, c’est l’occasion de grandes joies. « Tout Israël » est rassemblé, et saisi par l’événement. David danse devant l’arche, au milieu d’un peuple en liesse. Voilà donc l’arche de l’alliance sous une tente, à Jérusalem. (1 Chr 16 :1)
En même temps, fait surprenant, le tabernacle, où l’on offre les sacrifices, est ailleurs, à Gabaon (10km au N-O de Jérusalem). Il y a donc, pendant cette période, une différenciation entre l’arche de l’alliance et les sacrifices. Une partie des Lévites et des chantres étaient affectés au Tabernacle, à Gabaon (1 Chr 16 :39–42), et une autre partie était affectée à l’arche de l’Alliance, à Jérusalem (Asaph, 1 Chr 16 :37)
Il y a là une manière de dire la primauté de l’Alliance :
- on se souviendra que le signe de l’alliance a précédé, pendant tout un temps, les sacrifices à Jérusalem
- on se souviendra, aussi, que le temple ne sera bâti que lorsque s’accomplissent les promesses faites à David et à Moïse.
Cela signifie que le culte se fonde sur l’alliance, qui est première, dont Dieu a l’initiative et qui exprime sa grâce et sa générosité. Si l’on identifie les sacrifices à l’expression de foi du croyant, cela rappelle que notre culte, ce que nous apportons, n’est toujours que réponse à la grâce et aux initiatives premières de Dieu.
Le cantique de 1 Chr 16, « première » louange d’Asaph devant l’arche de l’alliance arrivée à Jérusalem, célèbre cette alliance, qui permet de vivre et d’en être là aujourd’hui. C’est le fondement de l’appel à louer Dieu, et à avoir recours à lui.
1 Chr 16:15 : Rappelez-vous à toujours son alliance, ses promesses pour mille générations, l’alliance qu’il a traitée avec Abraham, et le serment qu’il a fait à Isaac; Il l’a érigée pour Jacob en loi, Pour Israël en alliance éternelle…
13 . Le lieu du Temple
Le choix de l’emplacement du Temple est aussi le fruit d’une grâce de Dieu. Cela s’inscrit dans un épisode tragique. David a fait un dénombrement des forces militaires sur lesquelles il pouvait compter. A ce moment, il a déjà conquis l’ensemble du territoire donné à Israël par le Seigneur. Se laisse-t-il aller à un péché d’orgueil, à une volonté d’augmenter son pouvoir ? Vise-t-il d’autres conquêtes ? C’est une explication.[4] Israël est puni par un fléau (la peste). David s’humilie et offre un sacrifice à Dieu sur une aire qu’il achète à Ornan. Le fléau s’arrête. David déclare (1 Chr 22 :1) : « Ici sera la maison de l’Eternel Dieu ».
Un autre texte identifie ce lieu au mont Morija (2 Chr 3 :1). Là encore, c’est l’affirmation de la grâce de Dieu, et qui est première : la grâce du Dieu qui honore la fidélité de son enfant (Abraham) ; la grâce du Dieu qui pardonne, malgré l’infidélité (David).
14. La Dédicace du Temple (2 Chr 6)
Vient le moment où le temple est construit. On transporte l’arche de l’alliance dans le lieu très saint. C’est alors l’événement décisif : « Au même moment, la Maison, la maison du seigneur fut remplie d’une nuée » (2 Chr 5 :13) La formulation est intéressante : elle suggère que la maison devient véritablement la « Maison du Seigneur », la « demeure » de Dieu parmi son peuple.
C’est l’occasion de formuler une théologie de la « présence de Dieu » parmi son peuple. Un point important pour le culte : sur quelle base dire que Dieu est « présent » parmi son peuple ? que veut dire que Dieu « habite » parmi nous, en nous, qu’il « habite nos louanges » ?
141. Emerveillement
Salomon souligne, d’abord, que c’est une grâce. Ses premiers mots sont des mots d’émerveillement, d’étonnement : « Quoi donc ? Dieu habiterait-il véritablement sur la terre ? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir : combien moins cette maison que je t’ai bâtie… » (2 Chr 6 :18 = 1 R 8 :27). Ce qu’il vient de bâtir, c’est un vrai bijou. Mais l’étonnement est entier. Il ne peut y avoir de vrai culte sans cet étonnement, à un moment ou à un autre. Qui sommes-nous, que sommes-nous pour que Dieu s’intéresse à nous ? « Seigneur, garde-nous étonnés… »
142. L’attention de Dieu
La suite de la prière est une demande à Dieu de garder ses yeux « nuit et jour ouverts sur cette maison » (6 :20), et d’être pour Israël le Dieu « qui écoute, qui exauce, qui pardonne ». (6 :21) La « présence de Dieu » se définit ici comme une « attention de Dieu », nuit et jour.
143. La demeure de Dieu
Une autre ligne est très claire, dans cette prière, c’est que la véritable « demeure de Dieu », ce sont « les cieux ». Cela, Salomon le souligne, à chaque fois qu’il demande à Dieu d’écouter la prière faite soit dans le temple, soit en tendant les mains vers le temple : « Exauce du lieu de ta demeure, des cieux, exauce et pardonne ! » (6 :21,23,25,27,30,33,35,39). Autant Salomon donne force à la présence de Dieu dans son temple, autant il tient à ne pas enfermer Dieu dans ce temple. Sa demeure est dans les cieux. Il est le Dieu de toute grandeur, de toute transcendance, tout en étant proche. [5] Cf Jésus : « Notre Père qui es aux cieux ». D’abord dire cela, toujours, avant de dire « Tu es en moi, tu es parmi nous ».
144. La promesse de Dieu
Après la dédicace du temple, Dieu confirme sa présence, avec des mots magnifiques.
2 Chr 7:16 : Maintenant, je choisis et je sanctifie cette maison pour que mon nom y réside à jamais, et j’aurai toujours là mes yeux et mon coeur.
J’ai eu l’occasion de méditer ce beau verset en relation avec le mariage d’Arnaud et de Cynthia. Je rappelle les lignes principales que l’on peut en dégager.
- Le premier mot pourrait être « appartenance ». C’est l’idée qui se trouve derrière le mot biblique : « Je sanctifie cette maison ». Que veut-il dire ? Au milieu de toutes les « maisons » qui existent, celle-ci sera spéciale pour le Seigneur. Elle lui appartiendra, il s’y retrouvera, elle sera « sienne » de manière particulière. Dieu ne fait pas dans la généralité qui uniformise. Il crée des relations d’appartenance mutuelle, où l’on compte de manière « spéciale
- Le deuxième mot de la promesse de Dieu pourrait être « alliance ». « C’est là que je mettrai, à toujours, mon nom ». Le « nom », aux temps bibliques, désignait toute la personne, avec tout ce qu’elle était. Quand Dieu « met son nom », cela veut dire qu’il engage toute sa personne. Il s’allie, parce qu’il aime. Il y a comme une sorte d’identification. Ce qui nous concerne le concerne. Ce qui nous touche le touche.
- Troisième mot de la promesse de Dieu : l’attention. « J’aurai toujours là mes yeux », dit le Seigneur. La présence de Dieu n’est pas passive, elle est « attentive », tournée vers son peuple avec intensité. Pour écouter, secourir, exaucer, pardonner.
- Denier mot de la promesse de Dieu : c’est là que j’aurai toujours « mon coeur ». C’est ici l’implication de Dieu. Il y a là un « plus » : une implication personnelle entière. « Je m’implique avec tout ce que je suis ». Avec tout mon amour. Avec tous mes projets. Avec toute ma persévérance. Mon imagination, pour rêver de belles choses pour vous. Ma volonté, pour affronter avec vous ce qui est difficile. Ma patience, pour surmonter les obstacles qui surgiront entre vous et moi. Ma joie lorsque vous êtes heureux. Ma compassion lorsque vous aurez mal. Dieu est un Dieu qui s’implique, qui est entier dans son amour.
Dans les cultures environnantes, lorsque l’on disait que le « nom » d’un Dieu était sur son temple, on disait par là qu’il était le propriétaire du sanctuaire[6]. Ici, il y a beaucoup plus : une relation entière, personnelle, intense.
C’est sous cet angle infiniment personnel qu’il nous faut aborder la présence de Dieu parmi son peuple. Elle est et reste toujours une libre grâce, donnée, accordée, renouvelée. Elle est, aussi, un attachement. Un mot magnifique, qui dit le coeur, la durée et la liberté. Car l’attachement est choisi.
Mais nous devons veiller à conserver ce côté personnel, contre plusieurs tendances :
- contre une vision panthéisante qui voit Dieu en tout, et donc « naturellement » en nous. Dieu dit ici : « Je mettrai là… » Il y a un choix. Une action spécifique. Dieu n’est pas notre nature la plus intime.
- contre une vision récupératrice qui, à partir de l’idée que Dieu se donne, s’approprie plus ou moins la présence de Dieu. C’est la tendance de la théologie catholique : l’Eglise institution est le « corps du Christ », l’incarnation continuée du Christ. C’est donc par elle que le Christ se donne. Ses actes sont les actes du Christ. Le prêtre, en tant que membre de ce corps, rend présent le Christ. Les sacrements, en tant que sacrments du Christ, administrés par son Eglise, confèrent la grâce, sont efficaces en vertu de leur propre opération. Le problème, c’est ici une sorte d’appropriation de la présence du Christ en son corps. La liberté de la grâce n’est pas honorée à sa juste valeur, même si elle est confessée de la bouche (on parle du Dieu qui aime à se donner par son Eglise). Or, justement, notre texte affirme cette liberté : ainsi, en cas de désobéissance, Dieu affirme qu’il sera prêt à « rejeter cette maison que, pourtant, il a sanctifiée pour y faire résider son nom » (2 Chr 7 :19–22 -> lire). Formidable affirmation de liberté, d’indépendance, de consistance personnelle (ce n’est pas lui qui sera déshonnoré, mais Israël).
- il nous faut aussi veiller à nous, évangéliques, sur ce terrain. Les pièges nous guettent également par rapport à la présence de Dieu. Le premier piège me semble être la familiarité : à force de dire que « Dieu est parmi nous », que nous sommes « le temple du SE », nous ne mesurons plus la distance et la proximité qui font la force du mystère, et sa beauté bouleversante. Le second piège me semble pouvoir être celui d’une instrumentalisation de Dieu, ou de l’action du SE : « Dieu agit lorsque son peuple prie » peut devenir une sorte de mainmise sur Dieu.
Je me souviens de mon étonnement lors de l’interview d’un groupe chrétien anglais très connu, Delirious ?, à Pentecôte 2000. Ils pouvaient dire, comme une vérité assurée, qu’à un moment, l’Esprit descendait quand ils jouaient. C’était presque « mathématique », obligé. Il y avait là une instrumentalisation de Dieu. Ou une confusion entre l’action de Dieu et l’effet de la musique.
145. L’attitude de l’adorateur
Un dernier point doit être relevé, toujours dans cette ligne d’une relation personnelle. C’est l’importance de notre attitude de coeur, soulignée à plusieurs reprises. Lorsque Salomon envisage plusieurs situations où l’on peut être appelé à prier dans le temple, ou tourné vers le temple, il ne dit pas simplement : « S’ils prient, dans ce temple, ou tournés vers ce temple, exauce ! » Etre dans le temple, se tourner vers lui, ne garantit rien. Il y a d’autres conditions :
- 6 :24 : S’ils reviennent à toi
- 6 :26 : S’ils prient en ce lieu… s’ils glorifient ton nom… se détournent de leur péché
- 6 :29 : si chacun reconnaît sa plaie et sa douleur
- 6 :34 : si ton peuple combat « en suivant tes voies »
- 3 :37 : s’ils reviennent à toi.
Cette responsabilité est résumée en 7 :14, dans la vision de Salomon. « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et me cherche, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. »
Notre attitude de coeur est essentielle à la rencontre avec Dieu. Venir à la maison de Dieu ne dispense pas de vivre selon Dieu. Ce n’est pas, non plus, une compensation qui pourrait équilibrer notre vie sans Dieu par ailleurs. Ce qui est demandé, c’est une cohérence. Un engagement personnel entier. Comme celui du Seigneur.
2. L’organisation du culte
Le culte du temple mis en place par David et Salomon a donné lieu à une organisation. Dans le système de l’AT, cette organisation concernait essentiellement la tribu de Lévi, mise à part pour remplir les fonctions du culte.
Plusieurs chapitres des Chroniques décrivent cette organisation. Le coeur en est 1 Chr 23–26 (avec des échos en 1 Chr 6 -> liste des différentes familles des lévites ; en 2 Chr 8 :14–16 -> réalisation par Salomon).
21. Les grandes catégories
Quatre grandes catégories de services du culte sont décrites. Ils sont décrits en 1 Chr 23 :4–5.
1 Chr 23 :4–5 : David dit: Qu’il y en ait vingt-quatre mille pour veiller aux offices de la maison de l’Éternel, six mille comme magistrats et juges, quatre mille comme portiers, et quatre mille chargés de louer l’Éternel avec les instruments que j’ai faits pour le célébrer.
Le personnel du sanctuaire (24.000) est décrit en 1 Chr 23–24
Les musiciens et chanteurs (4.000) en 1 Chr 25
Les portiers (4.000) en 1 Chr 26 :1–19
Les magistrats et juges (6.000) en 1 Chr 26 :20–32.
A l’intérieur de chaque grand groupe, il y avait une répartition. Les prêtres et les chantres étaient divisés en 24 groupes. Ils officiaient selon un calendrier donné. Les portiers, aussi, étaient divisés selon leur responsabilité.
Les Lévites étaient répartis entre trois grandes familles, correspondant aux 3 fils de Lévi : Guerschom, Kehath et Merari (1 Chr 23 :6) [7]. Les quatre grandes fonctions du culte étaient réparties entre les trois grandes familles (1 Chr 6). La deuxième, celle de Kehath, possédait en plus la prêtrise (famille d’Aaron) [8]
Libni -> lévites
- Guershom
Chimeï -> chanteurs
Amminadab -> lévites
lévi — Kehath Amaria -> grands prêtres
Yitsehar -> chanteurs
Mahli -> lévites
- Merari
Moushi -> chanteurs
22. Les fonctions
Que recouvraient ces diverses fonctions ?
221. Le personnel du sanctuaire
Le personnel du sanctuaire était une catégorie très large (d’où le nombre). C’étaient en quelque sorte les « lévites généralistes ». Leurs tâches sont décrites en 1 Chr 23 :27–32. Il s’agissait de veiller à l’entretien des parvis, des salles annexes ; il devaient veiller à toutes les purifications, à toutes les préparations (pains de proposition, offrandes), assurer les mesures et les quantités. Ils participaient au sacrifice perpétuel (« afin de louer et de célébrer le Seigneur », 23 :30). Ils assuraient la garde et le soin du sanctuaire, et assistaient les prêtres dans toutes leurs tâches. Leur nombre montre l’importance du système sacrificiel.
222. Les chantres
La mise en place de ce groupe représente un développement dans la forme du culte, avec une place importante donnée à la musique. Ce n’est pas pour rien que David se trouve à l’origine de ce développement, vu ses dons personnels et sa sensibilité en la matière. L’organisation de ce service est assez impressionnante. 4000 musiciens, dont 288 artistes consommés chargés d’entraîner les autres (25 :7) ; 3 grands chefs, qui dirigeaient le chant et supervisaient l’ensemble : Asaph, Héman, Jedoutoun (Jeduthun, Seg). NB. Ces artistes ne fonctionnaient pas tous en même temps : ils étaient répartis en 24 classes.
Les instruments de musique étaient de trois sortes : cordes (harpes, luth) ; vent (clairons, trompettes) ; percussions (cymbales). La musique participait pleinement à l’expression de la foi. Plusieurs textes insistent sur ce point :
- 1 Chr 15 :16 (transport de l’arche à Jérusalem) : Et David dit aux chefs des Lévites de disposer leurs frères les chantres avec des instruments de musique, des luths, des harpes et des cymbales, qu’ils devaient faire retentir de sons éclatants en signe de réjouissance. Cf v.19, pour les cymbales qu’avaient les trois chefs des chantres, « pour les faire retentir ».
- 1 chr 25 :6 : mentionne les cymbales, les luths et les harpes « pour le service de la maison de Dieu ».
- Les psaumes 149 et 150 invitent à louer le Seigneur avec toutes sortes d’instruments.
Il y avait une force, une harmonie, entre instruments et voix, pour accompagner le culte dans le temple.
Les chantres étaient chargés de composer. Ce travail était vu comme une tâche spirituelle, guidée par le Seigneur. Le verbe qui est employé à leur sujet est « prophétiser », parler de la part du Seigneur, donner au peuple des paroles du Seigneur. Cela est souligné pour chaque famille en 1 Chr 25 : les fils d’Asaph « prophétisaient » suivant les ordres du roi (25 :2) ; Jedutun « prophétisait avec la harpe pour louer et célébrer l’Eternel ») (25 :3) ; Heman était « prophète[9] du roi et recevait les paroles de Dieu pour exalter sa puissance. » Plusieurs autres passages des Chroniques attribuent un rôle prophétique aux officiants du culte : Asaph est appelé « le prophète Asaph » (2 Chr 29 :30) ; certains lévites ont, en des moments-clé, des paroles pour le peuple (2 Chr 20 :14–17). Cette désignation montre l’importance des paroles, tout en soulignant pleinement le rôle de la musique.
Les Psaumes comportent 12 Psaumes attribués à Asaph ; Jeduthun est mentionné trois fois ; Héman, peut-être, une fois.
A quel moment du culte intervenaient les chants ? Nous n’avons pas de texte de la Bible qui nous décrivent l’ensemble du déroulement. Mais quelques indices sont laissés :
- Les sacrifices étaient accompagnés de chants de cantiques : cf Amos 5 :22–24 (texte de rejet par Dieu, mais qui reflète le déroulement).
Amos 5:22–24 : Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je n’y prends aucun plaisir; et les veaux engraissés que vous sacrifiez en actions de grâces,je ne les regarde pas. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques; je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que la droiture soit comme un courant d’eau, Et la justice comme un torrent qui jamais ne tarit.
- Certains Psaumes permettent de se faire une idée :
- Psaume 24 semble être un psaume en répons, à l’entrée du temple : « Qui pourra accéder au mont de l’Eternel ? Qui pourra se tenir dans sa demeure sainte ? » (chanté par un membre du groupe, au nom de l’ensemble). Répons par l’un des lévites (portiers ?) : « Celui qui a les mains pures et le coeur pur, qui ne se livre pas au mensonge… »
- psaume 100 mentionne l’entrée dans les portes de la maison de Dieu « avec des cantiques ».
- psaume 136 est un psaume en répons, avec un officiant qui invite à la louange, et donne des raisons de louer, et l’assemblée qui, a chaque phrase répond : « Car sa miséricorde dure à toujours ».
- A plusieurs reprises, les psaumes parlent d’acclamer le Seigneur, de « pousser vers lui des cris de joie » (66 :1 ; 132 :9), ce qui laisse penser à des moments particuliers où cette joie s’exprime (après un sacrifice, joie du pardon ? Cf Lv 9 :24, où le peuple pousse des cris de joie lorsque le feu consume le sacrifice offert à Dieu).
- L’atmosphère d’entrée en présence de Dieu était marquée par le chant : Cf l’invitation du Ps 95 :1–2 : « Venez, chantons avec allégresse à l’Éternel! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut. Allons au-devant de lui avec des louanges, faisons retentir des cantiques en son honneur! »
Un exemple du 2e s av Jc : Siracide 50 :1, 5, 11–21.
223. Les portiers (1 Chr 26)
Ils étaient reponsables des quatre portes du temple. Le texte de 1 Chr 26 décrit surtout leur répartition géographique, mais en dit peu sur leur fonction.
Il s’agissait d’un service d’accueil et de gestion des personnes qui montaient au temple. Mais cet accueil pouvait comporter des dimensions différentes :
- une dimension liturgique : cf Ps 24
- une dimension d’intendance :
2 Chroniques 31:14 : « Le Lévite Koré, fils de Jimna, portier de l’orient, avait l’intendance des dons volontaires faits à Dieu, pour distribuer ce qui était présenté à l’Éternel par élévation et les choses très saintes. »
1 Chroniques 9:26 : Ces quatre chefs des portiers, ces Lévites, étaient toujours en fonctions, et ils avaient encore la surveillance des chambres et des trésors de la maison de Dieu.
- une dimension de sécurité et d’ordre : 1 Chr 9:27 : « Ils passaient la nuit autour de la maison de Dieu, dont ils avaient la garde, et qu’ils devaient ouvrir chaque matin. »
Importance d’une telle fonction, pour un culte où l’on ne vient pas simplement avec sa bible et son cantique… mais avec des offrandes en nature, en argent, des animaux à sacrifier… avec toutes sortes de possibilités d’action et de sacrifice. Ces tâches pouvaient demander beaucoup d’énergie et de zèle, cf les fils d’Obed-Edom, « pleins de vigueur et de force pour le service » (1 Chr 26 :8)
224. Les juges et les magistrats
Les juges : D’autres lévites étaient détachés hors du temple, dans tout Israël. Il s’agit, ici, du service de Dieu « décentralisé », où l’on va vers le peuple. 6.000 lévites affectés à cette charge. Elle est décrite en quelques versets :
1 Chr 26:29 : « Kenania et ses frères étaient employés pour les affaires extérieures, comme magistrats et juges en Israël. 26:30 Parmi les Hébronites, Haschabia et ses frères, hommes vaillants, au nombre de mille sept cents, avaient la surveillance d’Israël, de l’autre côté du Jourdain, à l’occident, pour toutes les affaires de l’Éternel et pour le service du roi. »
Peu de choses dites, mais une idée de la fonction :
- une fonction décentralisée « en Israël », « de l’autre côté du Jourdain »
- administrateurs : pour le temple : juges : pour dire la loi de Dieu. Ce sont eux qui traitent de « toutes les affaires de l’Eternel ».
- En même temps : au service du roi. Hommes de confiance. Rôle civil. Dans une société comme Israël, les deux fonctions peuvent se recouper.
Rappel : c’est aux prêtres et aux lévites que revenait la tâche d’instruire le peuple.
C’est aux lévites et aux anciens qu’est remise la loi (Dt 31 :11). On prévoit une lecture publique de la loi dans son intégralité tous les 7 ans (Dt 31 :11). Lorsque cela est fait, au retour de l’exil, les Lévites ont pour rôle de « donner le sens pour faire comprendre ce qui avait été lu » (Neh 8 :7).
Rôle dans l’enseignement quotiden : cf les mesures prises par Josaphat, pour assurer l’enseignement du peuple d’Israël. Lire 2 Chr 19 :8–10 . On retrouve la fonction des « juges et magistrats » organisée par David.
Cf les reproches des prophètes :
Es 8 :19–20 : « A la loi et au témoignage ! »
Jérémie 2:8 : « Les prêtres ne disent pas : Où est le SEIGNEUR ? Les spécialistes de la loi ne me connaissent pas, les bergers se sont révoltés contre moi, les prophètes parlent par le Baal, ils suivent ceux qui n’ont aucune valeur. «
Michée 3:11 : « Ses chefs jugent pour des pots-de-vin, ses prêtres enseignent pour un salaire, ses prophètes pratiquent la divination pour de l’argent; et ils s’appuient sur le SEIGNEUR, en disant : Le SEIGNEUR n’est-il pas parmi nous ? Aucun malheur ne s’abattra sur nous ! »
Importance de l’enseignement, personnalisé, de proximité. Cela faissait partie de la vie cultuelle en Israël. Prolongement du ministère du Temple. Ce qui laisse entendre qu’il y avait aussi de l’enseignement au Temple.
Les intendants : Parmi les « 6.000 » juges et intendants, il y avait aussi des personnes chargées de la gestion du temple. 1 Chr 26 :20–28 parle de l’intendance des « trésors de la maison de Dieu ». Cela représentait tout un travail ! Il y avait la gestion et la répartition des dons, des offrandes volontaires, des « trésors de guerre »… Il devait y avoir des répartitions, des choix de gestion… Tout cela est organisé, aussi, comme service du Seigneur, comme service du temple.
23 . Applications
Que tirer des ces observations sur l’organisation du culte et de ses services ?
231. le principe de l’organisation
Le culte comprenait de nombreux éléments : sacrifices, service du sanctuaire, préparations, offrandes, louange. Tout un peuple était concerné, et il pouvait y avoir du monde réuni au temple. Pour que le culte puisse remplir son but, il fallait une organisation : définition des tâches, répartition des tâches, nomination de responsables, reconnaissance de ces responsables, plannig, roulements, coordinations d’ensemble. Tout cela est présent, ici.
Le but de cette organisation est de permettre au peuple de servir ensemble le Seigneur, de s’unir dans un même mouvement vers Dieu. Pour que cela puisse se faire, il faut qu’il y ait de l’ordre.[10] Il faut un cadre assuré, fonctionnel, à l’intérieur duquel chacun puisse trouver ses marques. Il faut un cadre, solide, pour permettre à l’ensemble de bien vivre ce qui est fait devant Dieu.
Le but de cette organisation est aussi de favoriser la richesse de ce que l’on offre à Dieu. Le culte au temple incluait des paroles, des gestes cultuels, des sacrifices, des lectures, des chants, des moments musicaux instrumentaux… Il y avait des officiants, il y avait l’ensemble des croyants venus au temple. Tout cela était intégré, dans une grande diversité. L’organisation permettait cela. Les chantres pouvaient exercer leur fonction de chantre, sachant que les sacrificateurs exerçaient leur fonction de sacrificateur, et que les portiers assuraient leur fonction de portier… Chacun pouvait offrir le meilleur de lui-même.
Ces textes nous invitent à voir l’organisation non pas comme un « cadrage » qui empêche de vivre, mais comme un moyen donné pour réaliser une harmonie et une richesse de vie au service du Seigneur et de sa gloire.
232. La reconnaissance des complémentarités
Il est intéressant de voir ici que la Bible inclut, dans le même ensemble, les 4 groupes : personnes affectées aux divers services du sanctuaire, chantres, portiers, juges et intendants. Le culte ne dépend pas seulement de ceux qui exercent les fonctions liturgiques : sacrifices, louanges. On reconnaît le besoin d’autres fonctions : gestion des personnes, du matériel, des locaux (portiers) ; fonctions d’adminstration et de gestion (magistrats) ; fonction d’enseignement et de représentation (juges). Il est bon de souligner cela, pour nous aussi : bien des personnes participent au culte, en le rendant possible, soit avant (entretien des locaux, accueil des personnes, préparation de la Cène), soit pendant (chant, acccompagnement, lectures, services,parole), soit après (entretien, gestion des offrandes, suivi des personnes…). Ces textes nous invitent à avoir ce regard large.
233. Evolutions et adaptations
David ne s’est pas enfermé dans un modèle tout fait, comme celui du Tabernacle, pourtant donné par Dieu. Il y a, certes, des continuités (cf le rôle des Lévites). Mais on tient compte aussi des évolutions, des situations nouvelles. Cela est précisé pour les Lévites, dont une partie avait pour rôle, lors du Tabernacle mobile, de monter et démonte le sanctuaire, pour le transporter. Cette fonction-là n’a plus lieu d’être maintenant que le Temple est bâti. David peut donc trouver de nouvelles fonctions à ces personnes.
1 Chr 23:26 : « Les Lévites n’auront plus à porter le tabernacle et tous les ustensiles pour son service. »
Il y a aussi des évolutions liées aux dons particuliers accordés par le Seigneur. David était musicien, compositeur : c’étaient des dons reçus de Dieu. Il les « met au service de Dieu », en instillant un élan pour cet aspect du culte. Les chantres étaient « sous les ordres du roi », sous sa direction. Il en avait fait l’une des « pierres » qu’il voulait apporter à l’édifice. Et il a posé des structures, formé des personnes, veillé à ce les plus capables puissent avoir du temps pour leur musique, et pour former les autres . A bien des égards, un modèle ! Mais qui montre, aussi, que le culte n’est pas quelque chose d’inamovible. L’ordre et l’organisation étaient au service de la vie, pleinement.
3. Au fil de l’histoire…
Les moments évoqués autour de la Dédicace du Temple sont, en quelque sorte, des sommets. Il n’est pas inutile de rappeler que, bien vite, le vécu du culte et du temple offriront une autre image que celle de ces débuts.
Les prophètes devront combattre de nombreuses dérives : l’idolâtrie, le formalisme religieux, la croyance que quelle que soit la conduite du peuple, le temple de Dieu serait préservé, et Israël en sécurité. Après Salomon, le royaume du Nord se fera un autre sanctuaire, à Bethel, contre ce que disait la loi. Il y aura des temps où, jusque dans le temple et parmi les prêtres, la loi de Dieu sera partiellement oubliée. L’enseignement ne sera plus assuré. L’histoire d’Israël et de Juda est ainsi faite d’alternances d’oublis de Dieu et de retours à Dieu.
On en arrivera à des extrêmes : Ezechiel verra, dans une vision, ce que voyait le Seigneur qui sonde toute chose, l’idolâtrie au coeur même du temple, des abominations de toutes sortes, dans des chambres cachées, par des responsables du peuple (Ez 8). La gloire de Dieu devra s’élever, et quitter ce temple…
Il y a là, pour nous, une invitation à la vigilance. Veillons sur nous-mêmes. Préservons cet hommage que nous voulons rendre au Seigneur. Restons d’un coeur entier attachés au Seigneur. Ecoutons sa Parole, laissons-nous ressourcer par elle, pour rendre à notre Dieu honneur et gloire, avec un coeur reconnaissant, une foi fondée. Laissons l’Esprit nous vivifier, nous animer. Préservons aussi notre unité devant Dieu. Veillons à ce que puissent s’exprimer, pour la gloire de Dieu, de multiples ressources. Donnons-nous les moyens, la peine, d’un culte riche pour Dieu.
Psaume 95:1 « Venez, chantons avec allégresse à l’Éternel! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut. Allons au-devant de lui avec des louanges, faisons retentir des cantiques en son honneur! Car l’Éternel est un grand Dieu, Il est un grand roi au-dessus de tous les dieux ! »
Thierry Huser
[1] Dans les religions agraires sont les cultes de Canaan sont exemplaires, la terre est assimilée à la femme et l’intervention de l’agriculteur à celle du mâle pénétrant la femelle pour y déposer la semence. La religion cananéenne est donc une sacralité sexualisée à l’extrême. Le divin a deux pôles : le pôle masculin et le pôle féminin : les Baalim et les Astarté. Les Baalim sont représenté par des symboles phalliques ou par des images de forte sexualité : le taureau en est l’archétype. Les rites religieux cananéens ont des connotations sexuelles. Ils sont l’occasion d’orgies ou de rencontres érotiques dans les temples et les bois sacrés. Là, lors de la fête du dieu ou de la déesse, les rencontres sexuelles sont sensées participer à la rencontre sexuelles des dieux, qui est source de fécondité. (J.Michel Maldamé, op), « Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, notre Père », http://biblio.domuni.org/
[2] Il peut y avoir des « hauts lieux » dans des vallées Ainsi, Jérémie dénonce un « haut lieu » dans la vallée de Ben-Hinnom, où se déroulait le culte terrible de Moloch, avec ses sacrifices humaines (Jr 7 :31).
[3] David Peterson , En Esprit et en vérité (Excelsis, 2005), 44.
[4] Cf la belle note de la Bible du Semeur, en 1 Chr 21 :3
[5] Ce point est relevé par David Peterson, 46.
[6] Peterson, 45.
[7] Voir le tableau récapitulatif très éclairant de la BS (Ed avec notes), en note en 1 Chr 6 :1.
[8] Lorsque les chantres officiaient, les Kehatites dirigés par Héman (25 :4ss) étaient au milieu (26 :32–38), les fils de Guershom dirigés par Asaph à droite (26 :39–43), ceux de Mérari dirigés par Ethan à gauche (26 :344–47).
[9] littéralement « voyant », au sens biblique de « prophète ».
[10] L’ordre permet de composer entre diversité et unité, sans sacrifier l’un au détriment de l’autre.



J’ai trouvé l’article intéressant dans la mesure où j’ai entrepris d’écrire un article à ce propos, mais malheureusement quand il ya bientot plus d’un an quand la maison où je restais a pris feu j’ai presque tout perdu y compris la disquette qui contenait mes travaux y inclus celui qui conceranait le temple. Je trouve votre article intéressant dans la mesure où il reprend tous les aspects du temple notamment l’organization et le vécu des activités cultuelles et chorales, etc.
Mais je m’attendais à lire comment était trouvé le lieu dont il est question dans votre article. Evidemment je me suis aperçu que c’est un aspect non tellement nécessaire peut-etre.
Merci pour tout le temps que vous avez mis pour écrire cet article et nous permettre ainsi de bénéficier d’une étude dètaillée sur ce sujet. Encore une fois merci!
SINI NGINDU BINDANDA
Merci pour cet article si important pour tout chrétien qui veut comprendre le sens du mot temple et approfondir sa connaissance sur la signification ce mot. Jésus-Christ, notre Seigneur n’a pas hésité un seul instant pour chasser les vendeurs du temple : « Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons. Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs ». Matthieu 21.12–13
Votre article me permettra de rédiger une introduction de ma note sur le pourquoi, construire un temple en l’honneur de notre Dieu. En effet, l’Eglise où je suis membre compte débuter, avant la fin de l’année 2010, les travaux de construction du temple en l’honneur de notre Dieu. Que le Bon Dieu bénisse tes œuvres à jamais.
Bertin BAGALWA
détrompons nous et ne commettons pas cette erreur sous la nouvelle alliance de penser le «temple» qui est=aux briques faites de mains d’hommes aujourd’hui nous sommes les temples nos«corps» 1corth6/19 dans lequel nous sommes appelés à glorifier Dieu dans notre corps et notre esprit qui appartiennent à Dieu aujourd’hui nous nous retrouvons en «assemblés» therme grec «ékklesia«correspondant le mieux pour designer le corps de christ qui est l’église locale et universelle composée d’hommes et de femmes né de nouveau aspirant toujours à la sainteté dans leur conduite etant conscient d’étre membres de son corps david=l’ombre mais christ est la révélation. plus question d’organisation mais dirigé par le saint esprit pour l’exercice des dons spirituel pour l’édification du corps amen