Skip to content

Il est désormais possible de télécharger les messages audio récents pour les écouter selon votre convenance. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur le bouton situé à gauche du titre qui vous intéresse !

Bienvenue sur le site de notre Eglise !

En cette fin d’année, l’horizon écono­mique s’assombrit, c’est incon­tes­table. Depuis des années, nos pays « riches » ont accu­mulé un niveau colos­sal de dette. Nous avons vécu au-dessus de nos moyens, et faits des paris écono­miques qui ont trop anti­cipé sur l’avenir. Le lan­gage de l’effort va cer­tai­ne­ment prendre sa place, de plus en plus.

L’un des sym­boles de cet assom­bris­se­ment est la perte annon­cée du fameux « AAA » que nous avaient décerné jusqu’ici les agences de nota­tion. A l’heure où s’écrivent ces lignes, les spé­cu­la­tions vont bon train : la perte interviendra-t-elle, à l’égard de la France, avant ou après les fêtes ? Sera-t-elle (merci d’avance !) notre « cadeau de Noël » de cette année, sans rubans ni papier-cadeau ?

Noël, perte du triple « A » ? Si nous bas­cu­lons du domaine écono­mique à la signi­fi­ca­tion de Noël, l’histoire s’écrit de manière proche et toute dif­fé­rente à la fois. Nous y décou­vrons, non un État, mais l’humanité entière, tota­le­ment insol­vable. Pour être plus pré­cis, l’humanité, en cha­cun de ses membres, en situa­tion de dette irré­cu­pé­rable. Triple « D » bien pointé pour tous : « Dette Divine Décla­rée ». J’exagère ? Imaginez-vous avoir tout donné à quelqu’un : la vie, le souffle, un monde où l’on est bien, et toutes sortes de petites atten­tions qui rendent l’existence agréable. Ima­gi­nez avoir fait tout cela dans un seul but : voir cette per­sonne, heu­reuse, par­ta­ger ce bon­heur avec vous. Et voilà qu’elle vous tourne le dos, empor­tant tout ce que vous lui avez donné, et se ser­vant de tous ces dons pour mieux vous oublier. Dette totale. Dette d’amour foulé aux pieds, d’ingratitude, de mépris affi­ché. « DDD »… et s’il exis­tait pire nota­tion, c’est elle qui s’appliquerait.

L’histoire de Noël part de là. Cir­cons­tance aggra­vante, « l’agent de nota­tion » est celui qui a subi le pré­ju­dice. Il a enduré l’affront, per­son­nel­le­ment. Il sait la dette abys­sale : il porte en lui, dou­lou­reu­se­ment, chaque part accu­mu­lée. Cèdera-t-il à la déci­sion qu’il serait en droit de prendre, d’exiger tout, et de vouer l’humanité à la per­di­tion qu’elle a elle-même creusée ?

Le choix que Dieu fait à Noël sera celui du ren­ver­se­ment total. Là où était mérité le « DDD », il pro­non­cera, encore, et mal­gré tout, la lettre « A ». « A » comme Amour… mais pas n’importe lequel ! Un amour qui donne de la valeur à qui n’en a plus, n’en mérite plus. Mais pour que ce « A » soit plus qu’une décla­ra­tion, le Sei­gneur en ajoute un second : « Abais­se­ment ». Non pas de l’insolvable, mais de celui à qui la dette est due. Et Jésus naît, pauvre parmi les pauvres, pour dire le choix de Dieu de rejoindre plu­tôt que d’écraser, de se rendre soli­daire plu­tôt que d’exiger. Mais pour que cet abais­se­ment devienne por­teur de vie et d’espérance, le Sei­gneur choi­sit d’offrir un troi­sième « A » : « Acquit­te­ment ». Oui, vous avez bien lu ! L’effacement de la dette. Pas la restruc­tu­ra­tion, qui étale­rait sur des années, sur l’éternité… Le Sei­gneur a choisi la sup­pres­sion de la dette, pure et simple. Et de prendre sur lui le prix de ce don gra­tuit. Jésus, par sa mort, le paiera. Oui, le cadeau de Dieu à Noël, c’est ce triple « A », inouï, offert. Uni­la­té­ra­le­ment. Généreusement.

A-t-il, en retour, une exi­gence ? Un seul « A », de notre part : « Accep­ta­tion ». Avec liberté, ensuite, à cha­cun, d’ajouter les « A » d’amour que lui dicte son cœur…

Thierry Huser

accueil

Quelques pho­tos de l’église du Tabernacle

{lang: ‘fr’}